Avant-Propos

Lorsque le président du gouvernement de Coblence, August Friedrich Freiherr von Vd ovel, ordonna en 1899 à ses fonctionnaires d'élaborer une classification des vignobles de la Nahe en collaboration avec les vignerons - ce qui fut exécuté en 1901 - il ne se doutait pas que son idée serait reprise presqu'un siècle plus tard. La classi- fication actuelle des vignobles par les fameux auteurs Hugh Johnson et Stuart Pigott, publiée en 1995 dans l'Atlas des Vins Allemands et la carte dressée en 1901 se res- semblent comme deux gouttes d'eau. Le résultat peut paraître surprenant mais il n'étonnera pas les connaisseurs de nos vins. Autrefois comme aujourd'hui on a valorisé le terroir. Le talent et la compétence du vigneron ne jouent qu'un rôle secondaire même s'il est indéniable qu'un vinificateur ambitieux et sensible peut produire d'ex- cellents vins.

Il est dommage que les notions élaborées en 1901 ne soient pas devenues des lois Jimais il ne faut guère l'espérer dans un avenir proche. Pourtant la région produit quelques-uns des meilleurs vins blancs du monde, connus seulement d'un petit groupe de connaisseurs privilégiés et elle aurait bien besoin d'un message fort. Il faudrait cependant que la totalité des producteurs reconnaisse la nécessité d'une classification et s'engage totalement dans sa réalisation.

Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à la réalisation de cette superbe édition: D'abord les auteurs Hugh Johnson, Stuart Pigott, le Docteur Otto Atzbach, Karl-Heinz Sattelmayer et Gerhard Benz, qui s'est chargé, en plus, de toute la rédaction de la publication. Puis Stuart Pigott qui a assuré la traduction anglaise, Wilhelm Stiehl la traduction française et Franz Saeki la traduction japonaise. Ensuite le Domaine Paul Anheuser à Bad Kreuznach qui a aimablement prêté la carte ancienne, la Maison d'Edition Hallwag qui a donné l'autorisation de reproduire les cartes contemporaines et la Maison Ess qui a réalisé l'édition de ce splendide volume. Der- nièrement je souhaite remercier la Caisse d'Épargne Rhein-Nahe pour leur générosité. Sans leur aide cet ouvrage n'aurait pas été possible.

 

Armin Diel
Président VDP-NAHE

 

 

La Carte des Vignobles
de la Nahe en 1901

Gerhard Benz

 

L 'intérêt prononcé pour Les grands vins au début Ilddu siècle s'explique très bien. Les vignerons ont gagné beaucoup d'argent, les meilleurs ont même amas- sé d'appréciables richesses. Dans ces temps les venda- ges tardives de la Nahe étaient si réputé qu'ils coûtaient plus que les premiers crus du Médoc. Les négociants se firent construire de luxieuses villas, et nombreux étaient ceux qui de près ou de loin profitaient de la prospérité du commerce viticole.

Rien de surprenant donc que l'intérêt porté à ce domaine où la réussite allait croissant, s'accentuât. Les vignerons et les courtiers réussirent à convaincre l'éditeur Harrach de publier une carte des vignobles classés. Un ordre officiel du président de l'administration prussienne à Coblence, Friedrich August von Hovel, fut d'abord nécessaire et obtenu le 10 mai 1899.

Les autorités compétentes pouvaient entamer leurs travaux sur des bases solides. D'autant mieux que les années 20 et 30 du XIXième siècle avaient vu se développer le terroir de la Nahe tant en étendue qu'en exploitation judiceuse. Cette évolution fut à l'origine de l'établissement des impôt fonciers qui se précisèrent dans les années trente. Certes les classifications françaises, telles celles de Bordeaux, de Bourgognes, des vins d'Alsace font autorité. Cependant aujourd'hui il est indéniable qu'en Allemagne, en raison de l'originalité propre à chaque terroir et dûment constatée, la première classification des vignobles établie de façon systématique vit le jour au cours du premier tiers du XIXième siècle.

Les Prussiens se sont consacrés à la poursuite de cette tâche avec leur sérieux proverbial. Et c'est ainsi que l'on comprend les recommandations du président de l'état à Coblence adressées à AgricoLa, préfet à Kreuznach. Le président indiquait qu'iL voulait que la carte des vigno- bles de la Nahe ne reposât pas uniquement sur les données des soixante dernières années du siècle. «Il semble souhaitable que la carte des vignobles propose non seulement une image-bilan de l'état des dits-vig- nobles, mais aussi qu'elle tienne compte des évolutions survenues et en cours qui touchent à leur nature même.»

Le président d'état stimulait par là la collaboration des bourmestres «lesquels doivent se tenir en contact avec les spécialistes de l'exploitation vinicole, quand cela est nécessaire». Le bureau royal du cadastre suggéra «que chaque communauté déléguât un fonctionnaire bien documenté sur la situation locale, loyal et zélé auprès de ses services, afin qu'il fût fait mention sur la carte concernée, des renseignements qu'il fournirait.»

Ainsi, à partir de la carte de l'impôt foncier s'établit sous la surveillance de spécialistes, une véritable classification des vignobles de la Nahe. On constata vite que jusqu'à la réalisation du projet, divers points de vue étaient à prendre en considération. Le plus important d'entre eux était l'éclatement du terroir en nombreuses propriétés, fait qui, jusque là avait gêné la formation véritablement indépendante de la région des vignobles de la Nahe.

On demanda au royaume de Bavière des plans cada- straux de Obermoschel et Winnweiler pour une exacte représentation des parcelles au sud de la Nahe et dans la vallée de l'Alsenz, le quartier général du grand duché de Hesse fournit des plans concernant les vignobles à droite de la Nahe. Pourtant des renseignements

restaient incomplets. Sur la carte même on peut lire: „Les vignobles des régions de Hesse et de Bavière ne sont représentés que selon leur étendue. Les différentiations des qualités ne figurent pas ici, les renseignements étant difficiles à obtenir." Dans le royaume de Prusse seuls les quatre bureaux cadastraux suivants étaient reconnus: Kreuznach, Stromberg, Sobernheim et Meisenheim. Deux petites enclaves dans la partie ouest (principauté de Birkenfeld et domaine d'état de Trêves) complètent la palette. On ne peut qu'admirer ce que réalisèrent les fonctionnaires prussiens: une classification complète des vignobles de la Nahe, qui de nos jours encore, conserve sa valeur.

On y découvre que les vignobles classés en tête de liste jouissent aujourd'hui encore parmi les conaisseurs de plus haute renommée: qu'on parle de Monzinger Frühlingsplätzchen et Halenberg, SchloBbockelheimer Felsenberg (Kupfergrube n'existait pas encore il y a 100 ans), Niederhauser Hermannshohle (Hermannsberg n'existait pas encore), Norheimer Kafels et Dellchen, Traiser Rotenfels (aujourd'hui Bastei), Münsterer Felseneck, Kreuznacher Kauzenberg, Krotenpfuhl et Brückes, Guldentaler Hipperich, Langenlonsheimer Lohr(er Berg) et Rothenberg, Dorsheimer Goldloch, Pittermànnchen et Burgberg, Münsterer Dautenpfalzer und Pittersberg, toutes ces appellations caractérisaient déjà des vignobles de première catégorie.

Hiérarchisés en trois catégories on trouvait: d'abord les vignobles qui selon les impôts fonciers étaient évaluées de 15 à 120 Silbergroschen l'arpent, puis dans la catégorie moyenne ceux évalués de 150 à 240 Silbergroschen l'arpent, enfin les meilleurs terroirs évalués entre 360 jusqu'à 600 Silbergroschen. Sur la carte de la Nahe datant de 1901 ces trois catégories sont reconnaissables par la couleur. Les vignobles modestes figurent en teinte pâle, les vignobles d'élite en teinte foncée. C'est en observant la superficie des communautés qu'on peut constater les plus grandes modifications. La ville de Kreuznach s'est considérablement étendue depuis 1900. Au sud de la ville, ce qui était autrefois terre de vignobles nobles (SchOnefeld, Hasenrech et Monau) est maintenant occupé par des immeubles d'habitation.

Tout comme au Nord de la ville où l'on trouvait jadis les grands noms de Hofgarten et Steinweg. D'autres modifications notables ont été provoquées par la reforme du début des années 70, quand beaucoup de petites propriétés ont été rassemblés sous le nom d'un vignoble voisin plus important.

Le financement de la carte fut assez difficile. La correnspendance des fonctionnaires responsables fait souvant penser à notre propre actualité. L'élaboration des dessins fut évalué à 750 Mark or, une somme énorme. La chambre de commerce de Coblence s'est chargée d'en payer l'essentiel, soit 500 Mark. Les 250 Mark restants étaient à la charge de la ville de Kreuznach à la demande du président d'état. Le préfet Agricola ne l'entendait pas de cette oreille et adressa maintes requêtes à divers adresses.

La corporation des vignerons s'inscrivit finalement pour un versement de 50 Mark bien qu'ayant versé déjà la même somme à la chambre de commerce, ainsi que le déplore le représentant Julius Stock. Le chef du département de l'agriculture, Jean Winkler, quant à lui repoussa sans ménagement la requête d'Agricola. Au lieu de quoi le préfet réussit à négocier oralement avec le conseil municipal et à obtenir 225 Mark.

Enfin, le 10 juillet 1901, le président d'état annonça la fin des travaux. La carte des vignobles se vendait au prix de 3 Mark en librairie. Bien que lors du 20ème congrès de la vigne en septembre à Kreuznach Harrach proposât la carte à moitié prix, le comité du congrès refusa. Le préfet Agricola transmit à la ville de Kreuznach la prière insistante venant de Coblence: ne pas gâcher les chances de la Nahe. Et Kreuznach assumma à nouveau les derniers frais. Ainsi les participants au congrès venus de l'extérieur purentils tout de même entrer en possession de la première classification des vignobles de la Nahe.

 

 

Tirer maintenant
des Acquis Historiques

Hugh Johnson

 

M alheureusement on n'est pas encore parvenu à JL-ILdéfimr ce qui fait un grand vin allemand. Et pourtant, surtout dans les régions d'Allemagne une classification est nécessaire: la loi viticole a engendré beaucoup de confusion. Nulle part ailleurs le système de l'étiquettage n'est plus compliqué. Le consommateur est accablé par une foule d'informations. Je finis par me demander si un jour on va instaurer une chair pour études des vins allemands. Ces vins possèdent toutes les qualités propres à charmer ,,1'honnête homme" et le docte connaisseur.

La plus connue et la plus célèbre classification (mais non la première) est celle de Bordeaux datant de 1855 qui est encore valable. Mais le modèle de Bourgogne me semble mieux à convenir à l'Allemagne. En Bourgogne on a seulement classé des vignobles. Enfin, à mon avis, c'est à l'exemple alsacien qu'il faut se référer, car il procède selon ce qui importe le plus: en séparant la classification de tout facteur humain. Il faut classer le terroir et rien que le terroir, sans négliger le cépage, qui fut oublié en Alsace. Le cépage pour vignobles classés devrait être défini précisément en Allemagne et lié à une limitation quantitative de la récolte.

Somme toute: Les meilleurs vignobles sont connus en Allemagne depuis des siècles; et ils produisent à nos jours des vins de forte personnalité. Dans les régions septendrionals surtout, les vignerons ont toujours su reconnaître et mettre en valeur les meilleurs terroirs. D'anciennes cartes qui apprécient la valeur des vignes en sont les preuves impressionnantes.
 

Beaucoup de régions se targuent aujourd'hui de produire les vins les meilleurs. Les vignerons allemands ne peuvent gagner cette compétition s'ils expliquent l'importance de leurs vignes sur l'étiquette. Voilà pourquoi la classification est indispensable. En Alsace les vignerons récoltent déjà les premiers succès: il est notoirement et universellement reconnu que l'Alsace possède une foule de grands crus. L'accession officielle de plusieurs vignobles au titre de „grand cru" a accru la réputation de l'ensemble.

Je ne peux que recommander aux vignerons de la Nahe d'imiter cette procédure.
 

Hugh Johnson/Stuort Pigott: „Atlas der deutschen Weine". Hallwag-Verlag 1995, Z3Z Seiten.

 

 

Des Crus Nobles
en Abondance

Karl-Heinz Sattelmayer

 

L 'accroissement du domaine d'état depuis sa fon- Jl d ation par les Prussiens au début du siècle a été le but principal des responsables. Par la plantation de Schlonbockelheimer Kupfergrube et de Niederhauser Hermannsberg, deux vignobles remarquables furent crées grâce à un énorme travail humain et à des investissements considérables. Ces vignobles accèdent aujourd'hui au rang de témoignages culturels presti- gieux.

J'ai ressenti comme un privilège de travailler sur des vins, issus du rassemblement (sans exemple) des crus les plus raffinés de la Nahe. Après quelque temps on peut entrer dans l'intimité de la puissance et de l'indi- vidualité des différents vignobles. Cela n'engagea pourtant pas à attribuer des caractères invariables à certains Lieux-dits. Bien au contraire chaque dégustation de vin nouveau donnait lieu à une nouvelle émulation avec les crus nobles. Nous étions, avant tout, curieux de savoir si le vin d'un vignoble moins estimé pouvait dépasser un vin classique: curieux comme des dégustateurs de grands bourgognes quand ils veulent savoir si un premier cru peut être supérieur à un grand cru.

C'est un fait reconnu que les meilleurs qualités des vins du Rhin et de la Moselle se marient dans les vins de la Nahe. En les comparant avec les vins du Rhin des professionels se montrent souvent surpris par le fruit et la saveur des vins de la Nahe. A la récherche d'un idéal riesling typé le Domaine s'orientait surtout vers les caractéristiques des Moselles racés et fruités. Nous avons eu la chance que les rieslings de la Nahe soient de nature un peu plus riche.

C'est Le millésime qui, avant tout, confère au vin son caractère définitif. Il me semble qu'une des qualités essentielles des meilleurs vignobles est de produire (sauf quand il s'agit des grandes vendages tardives) des vins «petits" extraordinairement réussis. Je me souviens d'un riesling Niederhàuser Hermannshohle natur de 1962 qui fut un régal lors d'une dégustation internationale de connaisseurs de renom: il était jeune. Vingt ans plus tard Jean Hugel, réputé vigneron alsacien, s'en délecta aussi.

D'ailleurs les années soixante ont été la corne d'abondance de vins excellents. En 1964 par exemple on a effectué une série de vendages tardives exemplaires; le grand millésime 1966 produisit des rieslings d'une longévité réputée, rieslings nobles et structurés. Les vendages tardives 1967 furent tout aussi convaincantes par le classicisme et la distinction de leur tenue comme par la noblesse de l'arôme de leurs grains. Sommet de la décade furent les vins de 1969, purs, racés et fins.

1970 a produit des vendanges tardives d'une stupéfiante finesse. 1971 a convaincu par une forte maturité dans presque toutes les vignobles. En 1975 il y eut des crus de grande finesse et vivacité. 1976 compte parmi les plus grands millésimes du siècle avec beaucoup de sélections de grains nobles. Dans la décade suivante ce fut surtout 1983 qui renoua avec ses beaux résultats par un grand nombre de rieslings classiques d'une grande longévité.

 

 

Les Leçons
de I'Histoire

Stuart Pigott

 

Voilà dix ans qu'une discussion ardente se déchaine en Allemagne viticole: faut-il être pour ou contre une classification des meilleurs vignobles du pays. Un des aspects les plus positifs de cette querelle est la redécouverte d'une tradition de la classification, à peu près tombée dans l'oubli.

Il y a quelques années encore presque personne ne se rendait compte que l'histoire d'une classification officielle est plus ancienne que la célèbre graduation des grands châteaux du Médoc en 1855. Elle fut promue par l'administration du Roi de Prusse pour les régions viticoles de la rive gauche du Rhin. Les cartes publiées quelques décennies plus tard, fondées sur ces recherches (parmi elles l'exemple important est la carte viti- cole de la Nahe) prouvent la précision du travail.

Le facsimile de ces cartes n'est pas seulement remarquable en lui-même, mais aussi en ce qui concerne la récente discussion. Jusqu'à présent la discussion visait les critères d'une classification. L'opposition a toujours prétexté qu'il est impossible de trouver des critères et des méthodes pouvant garantir une classification juste et objective, libre de toute influence commerciale. On avanca souvent aussi que l'Allemagne ne devait pas être comparée à la France en ce qui concerne les traditions vinicoles. Et une classification allemande manquait de fondement historique. Le Pràdikatssystem, basé sur la maturité du raisin au moment de vendages (c'est à dire sur la teneur en sucre du moût) l'opposition le considère comme l'habit sur mesure d'un classement allemand. Ces documents ne prouvent pas seulement qu'une clas- sification des vignobles est une partie essentielle de la tradition viticole allemande, mais répondent aussi d'une façon positive à La question de savoir s'il faut réaliser de nos jours une classification. Avec ces cartes pour bases les obstacles prétendus insurmontables sont anéantis.

Evidemment le monde et aussi le monde du vin ont énormément changé depuis 1901. Mais le potentiel des vignobles, qui furent plantés il y a des siècles à produire des crus de haute qualité, n'a guère changé. La convergence des cartes de classification apparus en 1995 dans l'atlas des vins allemands et de l'ancienne carte des Prussiens est évidente.

Seuls variantes: dans la carte récente on ne trouve plus les excellents climats autour de Bad Kreuznach, disparus à cause de l'extension de la cité, et l'ancienne carte ne présente pas encore Schloßböckelheimer Kupfergrube et Niederhäuser Hermannsberg. Ces deux vignobles n'étaient pas encore plantés lors de l'édition de la carte prussienne.

En constituant de nouveaux vignobles, on n'a pas, hélas!, respecté (et pendant des dizaines d'années) la minutie de l'administration prussienne. Les lois vinicoles en vigueur permettent à beaucoup de simples vins de terroirs médiocres des appellations autrefois célèbres dans le monde entier. En outre il est très difficile pour les consommateurs de comprendre les étiquettes et de repérer un cru de qualité exceptionelle parmi la foule des petits vins. Une classification des vignobles de la Nahe sur le fondement de la carte de 1901 porterait sûrement remède à cet inconvénient. Elle pour- rait ouvrir la voie au succès du vin de la région et de toute l'Allemagne.

 

 

 

 

Caractère  Unique
du Terroire de la Nahe

Dr. Otto Atzbach

 

La Nahe n'occupe qu'une petite partie du vignoble rhéno-palatin, mais elle est intéressante à cause de sa grande variété géologique.

Le vignoble s'étend du côté sud du massif ardoisier rhénau jusqu'aux vallées de la Nahe et de l'Alsenz et de la Glan, ses affluents. Dans la basse Nahe on trouve, entre Wallhausen et Bingerbrück, des formations de l'ère devonienne. Il s'agit de phylit, ardoise verte et quartzite de la série métamorphique du Soonwald. Ce sont les terrains classiques du riesling.

Dans la plus grande partie de la région on trouve du grès rouge de l'ère du perm. Les aspersions d'origine carbonique autour de Niederhausen sont remarquables. Les sols volcaniques entre Bad Munster et SchloBbockelheim sont, depuis toujours, producteurs du riesling.

Les dépots du tertiaire du bassin de Mayence qui couvraient la région de la Nahe il y a des milliers d'années, se retrouvent dans presque tous les finages. Ce sont surtout des sables de mer et des cailloux sur le bord ouest du bassin de Mayence, mais aussi des marnes et des alumines de l'oligocène qui s'étaient déposées dans des régions éloignées de la mer. Ils forment aujourd'hui le soussol de beaucoup de vignes. Ces plateaux sont typiques dans la culture du silvaner.

On trouve dans Les vallées de la Nahe et de ses affluents, des terrasses, formations de pierres concassées du quaternaire, souvent plantées de ceps. En outre des lœuss s'étendent dans la plupart des finages. C'est là que se plaîsent le pinot blanc et le pinot gris.

 

 

 


 


Schlossgut Diel
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