Les armes de Burg Layen Le double blason de Schlossgut Diel, sculpté dans une niche de la facade principale, s´offre à la vue du visiteur dès son arrivée. Il est présenté en relief et serti dans des entrelacs gothiques. L´ensemble est représentatif des rares cas où des époux marient leurs armes en les juxtaposant. Les règles de l´héraldique imposent à l´écu du mari de se trouver à dextre. Dans le cas présent, il figure sur fond d´argent un château d´or à trois tourelles de la famille Ullner von Dieburg. On peut voir sur le deuxième écu, blason de la famille von Venningen, deux sceptres d´or croisés terminés par des lys. En 1536 Philippus Ullner von Dieburg épousa Catharina von Venningen, fille de Hyppolitus von Venningen. Par ce mariage les deux blasons s´unissent pour n´en former qu´un seul. Les lys rappellent les origines badoises de la famille von Venningen. L´arbre généalogique de cette famille remonte à Diether von Venningen, chevalier et maréchal du palais de la cour palatine.  Enfin, Le 11 septembre 1802, Johann Peter Diel acquit le château de Burg Layen ainsi que les vignobles et les terres environnants. Suivant la tradition de leurs prédécesseurs, la famille Diel conserve le blason comme armes du château de Burg Layen. Après six générations, ce blason symbolise la continuité de la famille à la tête du domaine. 200 ans plus tard pour le jubilé, ces armes figurent toujours sur les bouteilles et les bouchons du domaine Diel. L´histoire de la famille Diel arbre généalogique de la famille | Johannes Diel | OO | Maria Margarethe Diel née Dihlin | | 1649-1719 | 1672 | 1642-1710 | | | | | Hans Heinrich Diel | OO | Anna Elisabeth Diel née Haas | | 1680-1763 | 1713 | 1685-1763 | | | | | Johann Diel | OO | Maria Barbara Diel née Dory | | 1723-1766 | 1750 | 1726-1789 | | | | | Johann Peter Diel | OO | Maria Katharina Diel née Röhmer | | 1750-1811 | 1778 | 1758-1814 | le 11 septembre 1802 Johann Peter Diel acquiert le chateau de Burg Layen | | Philipp Diel | OO | Sophie Elisabeth Diel née Aumer | | 1801-1870 | 1835 | 1810-1874 | | | | | Jakob Diel | OO | Maria Theresia Diel née Marx | | 1836-1898 | 1884 | 1864-1937 | | | | | Jacob Diel | OO | Frieda Ella Diel née Walter | | 1886-1969 | 1923 | 1898-1969 | | | | | Dr. Ingo Diel | OO | Alice Diel née Charlier | | né en 1924 | 1949 | né en 1925 | | | | | Armin Diel | OO | Monika Diel née Backhaus | | né en 1953 | 1979 | né en 1945 | | | | | Victor Diel | | Caroline Diel | | né en 1982 | | né en 1980 | | | |
Le Schlossgut Diel au 19ème siècle par le Burkhart Diel Avec l´achat du domaine en 1802 Johann Peter Diel a fait un pas de géant en passant de la condition de fermier du baron von Dalberg à celle de propriétaire du château. Comme souvent à cette époque dans la région de la Nahe, les cultures du domaine sont très diversifiées. Allant dans le sens de l´évolution du monde agricole, les descendants de Johann Peter Diel mettent l´accent sur la vigne et à cette fin veillent à l´accroissement de la surface du vignoble. Pour cela ils se séparent de terres impropres à la culture du raisin et acquièrent par achat ou échange des vignes dans les communes de Dorsheim et Rümmelsheim. En 1811 Johann Peter Diel lègue le domaine à quatre de ses 13 enfants, ses trois fils Jacob-August, Johann et Philipp et sa fille Agnès. Johann qui, comme Jacob-August, reste sans enfants est très proche de leur frère Philipp. Le fils de celui-ci, Johann (II) devient son légataire et hérite du quart de la maison principale et des autres bâtiments, entrepôt, jardin et château. Le restant de la fortune est légué par Johann aux autres enfants de son frère Philipp. 
Les fils de Philipp (I) Diel prennent part en 1866 à la guerre entre la Prusse et l´Autriche. Dans une lettre du 16 août 1866 le sous-officier Jakob Diel (6ème compagnie du deuxième régiment de grenadiers de la Garde) annonce à son père depuis la ville de Chodow en Bohême, qu´il a rencontré par hasard son frère Joseph pendant la marche sur Prague. Le 5 avril 1868 Philipp Diel et son épouse Sophie transmettent à leurs fils Jakob, Joseph et Philipp (II) leur part du domaine. Quatre frères Diels se partagent donc la propriété: Jakob I en détient 65 %, Joseph et Philipp (II) chacun 5 % et Johann (II) 25 % depuis que son oncle Jacob (I) décédé en 1869 lui en a légué un quart. Cette dernière succession conduit à des désaccords qui attendront longtemps une solution définitive.  Lorsque Jakob I épouse Maria-Theresa, née Marx, il est un homme prospère. Dans le contrat de mariage, sa fortune est détaillée: 167.987 Reichsmark en parts de l´entreprise "Jakob & Joseph Diel". Jakob I Diel tout comme son frère Joseph effectue souvent des voyages de fonction pour rencontrer ses clients. Ils le conduisent à Berlin ainsi que dans presque toutes les provinces de l´ancienne Prusse: Brandebourg, Pomméranie, Danzig, Prusse orientale, Rhénanie. une catastrophe naturelle Entre 1888 et 1893 le domaine entre en conflit avec la commune après qu´une pluie torrentielle, grossissant les eaux d´un ruisseau voisin, a inondé toutes les caves, allant par sa violence jusqu´à dégager les antiques fondations du château. Jakob Diel demande en conséquence que le lit du ruisseau de Layer soit agrandi. Cependant la commune se contente de bâtir un mur pour soutenir la route sans protéger la propriété Diel. Un procès est alors intenté, qui d´instance en instance atteint le tribunal impérial de Leipzig. C´est au cours d´un de ses voyages que Joseph Diel apprend que l´affaire est tranchée à son avantage. des difficultés financières dans les années 1890 Andreas, un jeune frère de Joseph et Jakob, habitait la maison située en face du château, aujourd´hui devenue le domaine Winfried Pieroth. A sa mort le 8 juin 1897 il laisse derrière lui plus de 54 000 Reichsmark de dettes, sous forme d´hypothèque de ses terrains et immeubles. Pour les financer ses frères ont recours à des emprunts auprès de la Volksbank de Bad Kreuznach et même à l´hypothèque de leurs propres biens. Jakob meurt en 1898 d´un coma diabétique (l´insuline n´existait pas encore). L´état des affaires est encore aggravé par cette mort subite. Le phylloxéra avait également depuis plusieurs années diminué les rendements. Au tournant du siècle on craint que la Volksbank ne saisisse le domaine. Grâce à la bonne gestion de Maria-Theresa, veuve de Jakob, et à la solidarité des deux branches de la famille (issues de Jakob et de Joseph) la situation est redressée quelques années plus tard. le Schlossgut Diel au 20ème siècle les jeunes années de Jacob A 12 ans, Jacob apprit la nouvelle de la mort de son père à Hannovre où il était pensionnaire. Quatre années scolaires plus tard sa mère le rappela à Burg Layen, car sa participation à la marche du domaine était devenue indispensable. Il fallait en effet d´une part se sortir de la difficile situation financière, et d´autre part permettre à ses jeunes frères d´étudier à leur tour. Sous l´égide de Heinrich Müller, employé au domaine, Jacob se familiarisa très rapidement avec les techniques agricoles, de viticulture et de vinification. 
En 1905 il devient aux côtés de sa mère le second associé de la firme Jacob Diel et fils et reprend sur le modèle de son père et de son oncle les voyages de représentation de ses vins dans les provinces de Prusse. Au début de la première guerre mondiale il est engagé sur le front de l´ouest et revient décoré de la croix de fer. Déjà alors qu´il était au front et en 1917 durant sa formation d´officier au camp de Hagenau (Alsace, à la frontière allemande) il portait un intérêt passioné aux questions de politique et aux problèmes particuliers de sa profession. En novembre de cette année il établit un pacte succcessoral à l´attention de ses frères et de sa soeur Sophie. Ils recoivent une somme qui règlera leur scolarité et leurs futures études. Son frère Andreas est mort en 1914. A la fin de la guerre il était parvenu avec sa mère à régler toutes les dettes du domaine. Les différentes affaires de la famille Diel s´unissent sous le nom de "Jakob Diel Söhne oHG" dont Jacob prend la direction, et dont sa mère conserve une moitié. 
Ces premières années difficiles de la vie de Jacob l´ont endurci, et sa main de fer pesait parfois trop lourdement sur la famille. Il était animé d´une grande fierté et toute sa vie il travailla à rattraper ce que sa scolarité interrompue avant le baccalauréat n´avait pu lui apporter. Il profitait du moindre temps libre pour se former en autodidacte. Dès sa jeunesse il constitua une bibliothèque conséquente autour des grands auteurs et historiens allemands qui étaient ses favoris. Il jouait avec talent du piano sans avoir jamais pris de lecon, en apprenant seul à partir des cahiers de sa soeur Sophie. Il était également un joueur d´échecs très doué. Quand il ne trouvait pas d´adversaire, il s´affrontait lui-même. Dans sa jeunesse il se rendait volontier à l´auberge du village pour disputer des parties de skat avec ses voisins, jeux où il excellait. Il a toujours eu un grand intérêt pour les questions de droit, qu´il approfondissait en compagnie du notaire Golling de Stromberg. |